L’Histoire du Flamenco : Origines, Danse, Chant et Guitare | ATIKA-FLAMENCO
L’histoire du flamenco est une véritable odyssée culturelle. Né au cœur de l’Andalousie, cet art séculaire est le fruit d’un métissage unique entre traditions gitanes, influences orientales et folklore andalou.
Découvrez les origines passionnantes du flamenco, sa trilogie indissociable (el cante, el baile y el toque) et les clés pour en comprendre toute la musicalité.
1. Les Origines et l’Histoire du Flamenco
L’épopée du peuple Gitan
L’histoire du flamenco remonte à une époque très lointaine. Sa préhistoire se confond avec les pérégrinations de ses premiers interprètes : les Gitans (du groupe ethnique Tsigane ou Rom, originaire du nord de l’Inde). La date probable de leur sortie du sous-continent indien est située aux alentours du Xᵉ siècle.
Des récits plus anciens évoquent le roi sassanide Bahram V (entre 420 et 438 apr. J.-C.), qui aurait demandé des milliers de musiciens indiens pour divertir ses sujets. Contraints de voyager pour vivre de leur art, ces musiciens roms sont arrivés en Iran dès le VIIᵉ siècle, véritable plaque tournante de la diffusion de la musique orientale (modes, rythmes, instruments).
Au fil des siècles, ils ont enrichi leur art à travers le Moyen-Orient, l’Égypte et les Balkans, avant de déferler sur l’Europe occidentale au XVᵉ siècle.
Le berceau andalou et la naissance du Flamenco
L’histoire du flamenco à proprement parler débute au milieu du XIXᵉ siècle en Andalousie. Cette région du sud de l’Espagne a été le théâtre d’un brassage culturel exceptionnel entre les VIIIᵉ et XVᵉ siècles (influences grecques, indiennes, musulmanes et juives).
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Du XVᵉ au XVIIIᵉ siècle : Persécutés par l’Inquisition, les Gitans vivent en marge.
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Au XVIIIᵉ siècle : Ils intègrent progressivement les chants et danses populaires d’Andalousie (boléro, fandango, seguidilla).
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Au XIXᵉ siècle : L’apparition des cafés cantantes (cafés chantants) consolide définitivement la fusion entre l’art gitan et la culture andalouse : le flamenco était né.
2. La Trilogie du Flamenco : Danse, Chant et Guitare
Le flamenco ne se résume pas à la danse : c’est une discipline complexe basée sur une trilogie indissociable (el cante, el baile y el toque) régie par le compás (le rythme).
[ EL CANTE ] (Le Chant)
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[ EL BAILE ] -------- [ EL TOQUE ]
(La Danse) (La Guitare)
Le dialogue artistique et la musicalité
Pour véritablement apprécier un spectacle de flamenco, il faut comprendre le dialogue permanent entre les trois artistes :
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Las Palmas (Claquements de mains) : Elles alternent entre palmas claras (sonores) et palmas sordas (étouffées, pour ne pas couvrir le chant).
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El Tocaor (Le Guitariste) : Il alterne entre le rasgueo (technique de balayage rythmique) et la falseta (phrase mélodique). Il veille à ne pas étouffer le chant et accompagne les desplantes et le zapateado (martèlement des pieds) de la danseuse ou du danseur.
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El Cantaor (Le Chanteur) : Il guide l’émotion et doit respecter le timing du guitariste et du danseur.
Le secret du flamenco : C’est un travail d’équipe basé sur une écoute réciproque et une maîtrise parfaite des règles traditionnelles.
3. Les Grands Styles du Flamenco (Los Palos)
Le flamenco se divise en plusieurs structures rythmiques et expressives appelées palos :
| Catégories de Palos | Styles et Dérivés (Palos) |
| Seguiriyas | Saetas, Liviana, Serrana, Cabales |
| Soleares | Caña, Polo, Alborea, Bulerías, Cantiñas (Alegrías, Romeras, Caracoles, Mirabrás), Bulerías por Soleá, Peteneras, Bamberas |
| Tangos | Tientos, Tanguillos, Marianas, Garrotín, Farruca |
| Fandangos | Fandango de Huelva, Fandangos Naturales, Malagueñas (Verdiales) |
4. Figures Emblématiques du Flamenco
Voici quelques artistes légendaires qui ont marqué et continuent d’enrichir cet art :
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Danse (Baile) : Cristina Hoyos, Eva Yerbabuena, Hiniesta Cortés, Pastora Galván.
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Guitare (Toque) : Paco de Lucía, José Luis Rodríguez.
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Chant (Cante) : Rafael de Utrera, Melchora Ortega, David Lagos.
Ressources & Liens Utiles
Pour approfondir vos connaissances sur l’histoire et la culture flamenca :
- http://www.andalucia.org/fr : Site officiel de l’Office du Tourisme d’Andalousie. Pour mieux connaître l’histore, l’art, la culture, les traditions, le climat
- http://www.centroandaluzdeflamenco.es : Le Centre Andalous du Flamenco est un site de l’office culturel de la « Junta de Andalucia ». Il s’occupe de la sauvegarde et de la promotion des valeurs traditionelles et culturelles, signes distinctifs de la culture du peuple andalou.
- http://www.sevilla.org : Site officiel de la ville de Séville: pour mieux connaître l’architecture de Séville, les activités culturelles, les offres touristiques, les coutumes des ‘fiestas’ de Séville.
- http://www.webjerez.com : Jerez de la Frontera : un des sites les plus importants du flamenco
- http://www.dipucadiz.es
LES STYLES DE FLAMENCO :
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- SEGUIIYAS (Saetas) : Liviana – Serrana, Cabales
- SOLEARES : Caña, Polo, Alborea, Bulerias, Cantiñas (Alegrias, Romeras, Caracoles y Mirabras), Bulerias por Solea, Peteneras, Bamberas
- TANGOS : Tientos, Tanguillos, Marianas, Garrotin, Farrucas
- FANGOS : Fandango De Huelva, Fandango Naturales-Personales, Malagueñas (Verdiales)
DÉFINITION DES STYLES (classés par ordre alphabétique) :
ALBOREA :
Chant de noce gitan. On évite de chanter les alboreás en dehors du rite qu’elles accompagnent, car cela peut, dit-on, porter malheur.
ALEGRIAS :
Emplis de rythme et d’allégresse, son chant et sa danse déploient dynamisme, grâce et aisance. Avec un rythme à 12 temps, mélodie et danse très enlevées et semblables à ceux de la Jota, partie intégrante des fêtes flamencas.
BAMBERAS :
Chants qui accompagnent le balancement des jeunes filles sur des grandes balançoires rustiques, les bambas, lors de certaines fêtes. C’est un chant qui n’as pas un compas prédéfini, il se chant sans guitare et il n’est pas dansé. Il n’est pas gitan et il ne s’agit pas d’un chant authentique flamenco : il fais partie du folklore et il a été « aflamencado » gràce à La Niña de los Peines qui l’a adapté à un compás de Solea avec un rythme plus léger.
BULERIAS :
Le terme « buleria » dérive très probablement des mots burleria, burla broma qui signifient blague. Ce chant festif au rythme effréné fut créé par les gitans de JEREZ qui en sont les dépositaires les plus authentiques.
Ce rythme est celui du chant et de la danse flamenca, conviviale par excellence, qui apparaît souvent en clôture d’une fête gitane. Difficile et complexe, il est rapide et contient de nombreux contretemps, avec un rythme de base en 3/4 temps (2 coups sur la guitare pour les deux premiers temps).
CARACOLES :
Chant du groupe des cantiñas, qui comprend une sorte d’annonce pour vanter la marchandise (prégon) , dans laquelle on répète le mot « caracoles » (escargot) : il n’y a aucun lien avec l’animal même. Son origine est andalous non gitan. Aujourd’hui certaines le considèrent chant de Madrid parce que certains chants célébre dans ce répértoire font allusion à la capital d’Espagne. La danse pour « caracoles » est plus appropriée pour les femmes pour toute une série de mouvements ondulatoires excessives pour un homme.
CARCELERA:
Chant gitan primitif du groupe des tonás, dont les paroles font généralement allusion à la prison (carcel). Il s’agit d’un chant a palo seco, c’est à dire sans accompagnement de guitare. Il n’est pas dansé non plus et à part le contenu de las letras, il n’y a pas une vrais différence avec le martinete.
FDANDANGO :
Il est possible que son origine dérive du portugais fado, qui signifie chant et danse typique. Il s’agit d’une danse très ancienne originaire du bassin du Guadalquivir, marqué par le folklore musical andalou. Tipic de Huelva.
DEBLA :
Chant très mystérieux, surtout pour l’origine etymoligique. Il s’agit d’une toná aujourd’hui connu par la version qui nous a donné Tomás Pavón, mais nous ne savons pas si sa debla est resté fidèle aux deblas primitives car nous n’avons aucune référence historique.
GARROTIN:
Danse que certains disent d’origine asturienne, alors qu’il s’agit, selon d’autres, d’une création asturienne que, passé par la Catalogne, les Gitans de Lérida auraient re-élaboré. Le chant qui l’accompagne est devenu flamenco au débout du siècle. Il s’agit d’un chant de fête avec des similitude avec le tango flamenco et qui doit sa popularité à la « Niña de los Peines ».
GRANAINA :
De Grenade, déformation de granadina. Très sentimentale dans son texte, sa musique s’appuie sur l’arabesque et l’ornementation
GUAJIRA :
La Guajira est un chant originaire d’Espagne mais qui s’est développé à Cuba pour s’en retourner modifié en Espagne, c’est pour cela qu’on l’appelle « Cante de Ida y vuelta » ( Chant d’aller-retour). Les thèmes de ses couplets relatent l’ambiance cubaine. La Guajira peut être dansée en « bata de cola » (jupe avec traîne), « abanico » (éventail) et « manton » (châle)
JALEO :
Danse ancienne adapté pour le théâtre au XIX siècle.
Type aussi de cante, baile et toque de l’Estrémadure apparenté à la bulería.
LIVIANA :
Type de cante (baile et toque) voisin de la serrana – et donc apparenté avec la siguirya par son rythme – mais d’exécution plus facile.
MALAGUENA :
Chant dérivé d’un fandango de la région de Malaga, transformé en cante flamenco dans la première moitié du XIXe siècle.
MARTINETE :
de ‘martillo’ = marteau) : chant issu de la toná, sans guitare (‘a palo seco’) des gitans forgerons accompagné souvent du rythme d’un marteau frappé sur l’enclume. Selon la légende, un forgeron gitan avait accepté la tâche que tous les autres avaient refusée d’accomplir : façonner les quatre clous qui devaient crucifier le Christ. Ayant pris conscience du sacrilège, il entame une fuite qui le conduira dans une migration sans fin, avec tout son peuple, pour échapper à cette malédiction séculaire.
MEDIA GRANAINA :
Cante crée par ANTONIO Chacón, à partir de la granaína et plus orné que celle-ci.
MILONGA :
Chant aflamencado, du groupe ida y vuelta, originaire d’Argentine.
MINERA:/span>
Chant du groupe du Levant, caractéristique de la région de la Unión (province de Murcie), peut-être issu d’un Fandango local ou élaboré à partir de la Taranta. Les paroles font généralement allusion au travaille de la mine. Comme d’autre chant du Levant il apparaît à moitié su siècle XIX et il n’est pas dansé.
MIRABRA :
Chant et danse du groupe de la Cantiñas, c’est à dire frère de les Alegrías, Romeras et Caracoles, qu’on suppose originaire de Sanlúcar de Barrameda. Chant de fête fait pour la danse, vivace et vibrant.
NANA :
De Nana (berceuse), chanson pour endormir les enfants. De compás libre elle n’a pas un mesure rythmique prédéfinie et stable. Elle n’est pas accompagné à la guitare et normalement ne se danse pas même si dans ces derniers temps certaines danseuses en donnent une interprétation, aussi bien comme des fois pour une meilleurs adaptation d’enregistrement des disques elle est accompagné par la guitare. Il ne s’agit pas d’un chant purement flamenco si non d’une chanson folklorique.
PETENERA :
Déformation de paternera c’est à dire femme de Paterna . Le chant est attribué à une chanteuse de Paterna de Ribera (province de Cadix), lié à un toque et un baile particuliers. Sa danse et son chant sont majestueux et somptueux. Elle à des similitudes avec la Soleá. La forme la plus élaborée de la Petenera est une creation de la « Niña de los Peines ». De nos jour une magnifique interprétation de la petenera à été donné par Milagro Menjibar avec la Bata de Cola (jupe avec la traîne, sa spécialité).
Les gitans considèrent que son interprétation porte malheur, sans doute en raison de la légende de la femme fatale associée à ce cante.
POLO :
Le nom dérive d’une danse populaire très à la mode en Andalousie au XVIIIe siècle .Aujourd’hui, chant apparenté à la caña à tel point qu’il a fusionné avec elle et qu’on n’arrive presque plus à le distinguer. C’est un chant statique qui n’a pas évolué et aujourd’hui considéré presque mort car il est rarement chanté et danse et souvent confondu avec la caña.
ROMANCE :
Ballade narrative en vers octosyllabes, d’origine latine, dénomination donné aux villages dépendant de Rome. Ce chant s’appelle aussi corrido ou corrida, pour la façon dont il est chanté, de suite ou en courrant. Il s’agit d’un roman de Castille assimilé par les gitans et converti en flamenco. C’est un des styles les plus anciens du flamenco. Le Romance ou Corrido primitivo est chanté sans guitare. Prédécesseur de la toná il n’a rien d’amusant ou gaie.
Il y a des enregistrements très intéressants faites par certains vieux gitans de Puerto de Santa Maria comme José e » los Reyes, « el Negro » ou Alonso el del Cepillo. Dans ces versions primitives il n’y a pas de la danse. Dans l’interprétation de Mairena on peut la danser por Bulería.
ROMERA :
Chant et danse du groupe de la Cantiñas. Il s’agit d’un chant de fête et il a le même compás que l’Alegria avec un rythme bien lié grâce auquel il se prête bien pour la danse. Selon certains, il s’agit d’une création d’un chanteur gitan appelé « Romero el Tito » au lieu que pour d’autres, ce nom vient simplement d’une copla célèbre qui commence par « Romera, ay mi romera !……….» .
RONDENA :
Fandango de Malaga dans le style des fandangos abandolaos de la région de Ronda (province de Malaga), apparenté aux verdiales. Son style donc est un de plus anciens de la région de Malaga. La Rondeña n’a pas un compás. Son répertoire est très varié même si les histoires liées à la vie dans les champs sont dominantes. Il a été un chant très populaire dan le XIXe siècle. La danse de la Rondeña est très vivante et gaie avec une bonne composante de vueltas (tours).
RUMBA :
Dérivée d’une danse cubaine elle s’est surtout développée dans les fêtes et parmi les jeunes. Même si elle manque d’authenticité flamenca pour les puristes, elle s’est indéniablement convertie en symbole universel du flamenco.
SAETA :
de ‘saeta’= ‘flèche’ : chant sacré de la semaine sainte en Andalousie, sans accompagnement, et interprété ou plutôt ‘décoché’ lors du passage des processions de pénitents encadrant les sculptures en bois polychrome de la passion du Christ. Dérivée de la tonà andalouse, elle consiste en une strophe de quatre vers octosyllabiques, rimés ou assonancés pour les vers pairs. Ce peuple de nomades, persécuté, en fuite, relégué au sud du sud, trouve avec naturel dans la tradition religieuse chrétienne la forme d’expression de sa requête et de son exutoire. C’est pourquoi l’art flamenco s’approprie certains textes de la liturgie de la messe.
SEGUIDILLA :
Il s’agit d’une très ancienne danse populaire chantée, qui fait partie du répértoire professionnel des Gitans dès le XVIIe siècle et qui a donné naissance à la Sevillana. Le mot est à l’origine du mot de la Seguiriya ( ou Siguiriya), dont l’aspet musical est radicalement différent.
SEGUIRIYA OU SIGUIRYA :
Cante, toque et baile qui constituent l’un des types (palos) fondamentaux du flamenco, rythmé en douze temps, qui a ses racines dans le quartier gitan de Triana à Séville, à Cadix et à Jerez. La Siguiriya débute par une ‘prise de voix’ et par un cri d’introduction qui participe à l’atmosphère dense et recueillie de ce chant.
SERRANA:
De serrano, de la sierra (la montagne). Chant qui posséde la même structure rythmique que la Siguiriya, mais qui s’en différencie par la mélodie, proche de celle de la liviana, et par les paroles, qui font souvent allusion à la vie des contrebandiers et des montagnards.
SEVILLANA :
De Seville. Il s’agit des danses les plus populaires de l’Andalousie. Connues dans le monde entier, elles sont gaies, vives et légères dans leurs mouvements.
SOLEA :
La danse de la Solea est somptueuse et en général réservée aux femmes pour la sensualité de ses mouvements.
Son rythme posé et récurrent tisse la trame d’un recueillement profond.
De ‘soledad’ = solitude : forme flamenca d’expression dramatique considérée comme l’un des grands rythmes flamencos. Son rythme ternaire, à douze temps, de facture modale, est très syncopé.
SOLEA POR BULERIA :
Type de soleá au tempo plus rapide, dont le rythme est utilisé pour accompagner certaines cantes, comme les romances ou les alboreás.
TANGO :
Le tango flamenco est une danse rythmée d’origine gitane. Il s’agit de chant et de danse festifs, avec une tonalité plus vive qu’un tango argentin, il se joue en majeur.
TANGUILLO :
Diminutif de Tango, son rythme est binaire proche de celui du tango mais plus léger et plus rapide. Les lettras sont d’importance fondamentale car sont ironique avec des allusions particulières à certaines situations actuelles et historiques. Elle sont essentialement des chansons aflamencadas qui font partie du repértoir des chansons du carnaval de Cadiz donc avec une connotation burlesque et festive.
Le tanguillo serait totalement inconsistant s’il n’était pas servi par des grands interprètes tels que « Pericón de Cadiz » ou « Chano Lobato ».
TARANTA :
Chant de douleur angoissée, appartenant au groupe des chants du Levant, au rythme lent, aux accords dissonants, attribué aux mineurs avant qu’ils ne s’enfoncent dans les galeries souterraines de Jaén et de Linarès. Sans doute issu d’un Fandango de la région d’Almería et voisin du Taranto. Avec la Malagueña ils représentent les chants fondamentaux du Levant même s’il y a une différence fondamentale entre les deux : la Taranta est un chant des mines la Malagueña no.
TARANTO :
Chant similaire à la Taranta avec la même métrique et le même caractère. La seule différence est le rythme de la guitare qui l’accompagne. Le Taranto peut être dansé. Le couplet est identique en mesure et thématique à celui de la Taranta.
TIENTOS :
Variété de tango flamenco sur un temps plus lent. Les Tangos proprement dits sont fréquemment enchaînés a près une série de Tientos pour leur servir de remate.
TONAS:
Avec les Romances, les Tonás sont les chants flamencos le plus archaïques. C’est le chant fondamental le plus primitif parmi tous et constitue la racine fondamental pour tous les autres. On dit qu’il existait, autrefois, une trentaines de Tonás proprement dites, dont ne subsistent plus, aujourd’hui, que trois : la grande, la petite et celle du Christ (Toná grande, Toná chica, Toná de Cristo). Il faut rappeller que le Martinete, la Carcelera et la Debla font partie de la même famille : la seule différence est le contenu des couplets. Les Tonás sont chantées sans guitare. Sa musique soutenue essentiellement par la voix est triste et pathétique dû au fait que, comme sont très anciennes, elle parle de persécution, de torture et de mort. Il n’y pas de la fantaisie dans tous ça : ils chantaient simplement et sincèrement ce qu’ils vivaient.
VERDIALES :
Le nom dérive d’un village auquel on doit ce chant. Il s’agit d’un Fandango de la province de Malaga dont certains, exécutés par les ensembles appelés pandas, sont très archaïques. Il se chante et il se danse avec l’accompagnement de la guitare en faisant recours aussi au violon et les castagnettes. Il est aussi d’usage l’emploie des pitos pour marquer le rythme. Juan Breva est considéré comme le personnage qui les a rendues populaires avec sa création d’un chant considéré comme une étape intermédiaire entre les Verdiales folkloriques et les malagueñas flamencas.
VIDALITA:
Chant aflamencado d’origine argentine. Comme la Milonga, la Guajira et la Rumba il fait partie du groupe dit de ida y vuelta. c’est à dire coplas espagnoles acclimaté en Amerique du sud et re-transféré à nouveau en Espagne pour être à nouveau aflamencadas.
VILLANCICO :
Type de poésie médiévale d’origine populaire mais surtout Chanson populaire de Noël ; il en existe de nombreuses versions aflamencadas.
Les Villancicos avec les campanilleros et las saetas représentent la catégorie des chants flamencos dont la thématique est religieuse.
C’est un chant vif, gaie qui transmet le message de l’espérance. Aujourd’hui elle est chanté au son du rythme de Bulería et elle est très populaires parmi les gitans de Jerez de la Frontera.
Il y a des coutumes du peuple andalou comme par exemple ne jamais chanter au mois d’août des Villancicos (il paraît qu’il porte malheur)
ZAMBRA :
On désignait autrefois, avec ce nom, une fête mauresque musicales et gaie accompagné de la danse. Elle est, sans doute, une des danses la plus ancienne.
Aujourd’hui il est possible de voir des Zambras dansés par des Gitans dans les cuevas du Sacromonte de Grenade. A sa diffusion ils ont contribué d’une manière décisive « Manolo Caracoles » et « Lola Flores ».


















